28.02.2007
Mais comment faites-vous?
C'est une question qui revient souvent lorsque je parle des photos que nous réalisons ensemble.
On s'étonne, en effet, que je me retrouve sur les clichés alors que je suis sensé les prendre. Le petit numérique que j'utilise possède une fonction ma foi fort utile: un retardateur.
Quand tout le monde est en place, je dispose de 9 secondes une fois le déclencheur pressé pour me mettre dans la bonne posture au milieu des amis. Autant dire que cela ne réussit pas du premier coup. Plusieurs tentatives sont donc nécessaires avant de trouver les bons automatismes et de pouvoir prendre une série de photos dont on tirera la meilleure.
L'exercice est un excellent tonicardiaque!
Je visse l'appareil sur un trépied télescopique qui me permet d'assurer une bonne stabilité, surtout lorsque je sélectionne des réglages sans flash qui n'autorisent aucun mouvement au risque de flouter l'image.
HQB.
23:15 Publié dans Comment ça marche? / How does it work? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Namaste!
Le 14 octobre 2006, Lille inaugurait un "trimestre indien" avec une splendide parade traversant le centre-ville depuis la rue Faidherbe encadrée par douze éléphants géants ("oui monsieur, douuuuuze!" E.Kakou) fabriqués dans les studios de Bollywood. Trois mois pour faire découvrir l'Inde et Bombay en particulier par le biais d'expositions et manifestations culturelles, un succès annoncé au nom évocateur: Bombaysers de Lille 3000.

Affiche officielle des festivités indiennes à Lille.
A la fin de ce même mois, à l'occasion du 35ème anniversaire de Christophe, l'un des deux nours de l'Oise, nous nous sommes retrouvés à presque qu'une dizaine de gaillards pour un week-end dans la maison qui avait vu, un an auparavant la réalisation de la Duzmé. Une occasion inespérée pour lancer d'autres projets du même ordre et plus ambitieux encore.
Le principal, celui sur lequel j'avais travaillé depuis quelques semaines fera l'objet d'une note particulière ultérieurement. Il y en avait un deuxième, en rapport avec l'univers indien dont je n'avais que les grandes lignes. Une fois de plus, la bonne humeur et l'inventivité des copains firent des merveilles.

Statuette balinaise représentant Brahma aux trois visages.
En nous inspirant de la figure du dieu Brahma, l'une des divinités de la triade hindoue aux côtés de Shiva et Vishnou, nous avons imaginé une scène d'offrandes à peine profane.
Je tiens d'ailleurs à saluer ici le grand professionnalisme des différentes "figures" du dieu qui ont su prendre la juste pause, malgré des positions inconfortables, dès que le signal leur était donné: on se serait cru dans un orchestre tant le geste paraîssait bien réglé!
Cette photo a également été l'occasion d'introduire (dans le sens le plus innocent du terme, évidemment ;-) ) Laurent, dit Pilou, aussi joli modèle que bon camarade, dans la groupe.
Brahmabear Bombaysers de Lille, HQB Desperate FrenchBears, 2006
22:56 Publié dans Génèse des photos / Pictures genesis | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
La création de l'Ours
Lorsque Michel Ange (et non Mickaël Lange!) peint sa célèbre scène de la "création d'Adam" sur la plafond de la chapelle Sixtine au Vatican, il ose ce que d'aucuns considéraient alors comme un sacrilège: représenter Dieu. Il le figure comme un "homme" musculeux et mûr qui s'éloigne irrémédiablement d'Adam, le summum de sa création, qu'il ne peut même plus toucher du doigt. Cette image est connue dans le monde entier et résume a elle seule le génie de l'artiste complet qu'était Michelangelo Buonarotti.

C'est naturellement cette oeuvre majeure qui m'a servi d'inspiration pour réaliser la photos suivante. J'ai profité d'un court séjour à Bruxelles -ville passionnante- chez mon ami Frank, un bel ours flamand, pour lui proposer d'intégrer le projet né en quelques minutes alors que je le faisais poser. Il a immédiatement et gentiment accepté.
Frank est donc le premier des "guests" à entrer dans le groupe des Desperate FrenchBears qui a aussi pour vocation de s'ouvrir à des partenaires européens au gré des opportunités et de la qualité des contacts.
18:35 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Samantha!
Samantha est une "jeune" femme déjantée et très...blonde qui vit tout un tas d'aventures urbaines et campagnardes avec sa copine Chantal, brune et un tantinet moins "à l'ouest", mais juste un tantinet.

Si l'humour des deux garçons qui assurent les rôles des personnages, Doudi et Pépess, est du pur premier degré, il fait néanmoins mouche et provoque de beaux moments de rire.
La série était trop tentante pour que je résiste longtemps à en proposer une adaptation maison.
Florian avait intégré notre groupe d'amis depuis quelques semaines, nous avions pris l'habitude de nous rencontrer en ville autour d'un café. Un jour qu'il était de passage chez moi je lui ai proposé le rôle de Chantal. Sans vraiment songer à une préparation, nous avons essayé plusieurs postures devant -ou plutôt sous- l'appareil photo posé en hauteur sur la table de mon living.
Si Samantha et Chantal sont reconnaissables de par leur "blonditude", afin de la renforcer visuellement en l'absence de perruques et autres colifichets (puisque je ne cherche pas à copier les originaux), la photo devait subir un habillage graphique digne de ce nom.
L'opération fut confiée à Charles, dit Carlito, infographiste et artiste Belge qui nous concocta les deux petites merveilles qui suivent. Le S initial a été transpormé en B pour "Bear" ou encore "Bearantha", le premier titre auquel j'avais pensé avant d'opter finalement pour "Samantha Ours!"
Les créations de Charles sont visibles sur www.kerfol.com .


16:03 Publié dans Génèse des photos / Pictures genesis | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Les "Desperate" comment ça marche?
Présenter notre petit groupe est à la fois chose facile et compliquée. Facile parce qu'il est composé d'amis, de garçons qui se retrouvent autour de valeurs communes, à commencer par la convivialité et le plaisir d'être ensemble en toute simplicité; compliqué du fait de l'absence de "statut" et d'organigramme. Il n'y a pas de décideurs ni d'exécutants et encore moins de cadre associatif au sens entendu par la loi de 1901. En bref, rien d'officiel. Notre groupe fonctionne un peu à la façon des Salons et clubs du XVIIIème siècle, le côté philosophique en moins (encore que cela dépende des jours!).
Si je suis à l'origine de ces premières réalisations photographiques en tant que metteur en scène et technicien (parfaitement amateur, au passage), la maturation des projets est collective. Je ne pourrai, évidemment rien réaliser sans la confiance et le précieux concours de mes amis-partenaires.
Le groupe fonctionne d'autant mieux qu'il est constitué de garçons qui s'apprécient et qui se rejoignent à l'occasion de tel ou tel projet en fonction du souhait de chacun et de ses disponibilités. La photo n'est pas une finalité, juste un instantané sensuel et dôle d'un moment passé ensemble.
Notre objectif consiste à promouvoir un esprit bear dans une démarche résolument artistique, libérée de tout communautarisme excessif. Ici, chacun a sa place à partir du moment où il partage les vertus de cet esprit sans porter de jugement. Nous ne cherchons pas à "recruter". La participation de tel ou tel modèle se fait au fil du temps et de la qualité des échanges avec chacun de nous, elle n'est pas imposée aux autres.
Naturellement, toute cette organisation dépend de deux facteurs clés: la bonne volonté doublée de la confiance mutuelle. Je n'ignore pas qu'elle peut présenter quelques faiblesses sur la durée. C'est pour cela que chacun demeure libre de participer ou non aux projets du groupe qui durera tant que ce dernier restera autonome, animé par ses valeurs simples et que son indépendance sera respectée.
Le passage au statut associatif officiel n'est pas envisagé pour le moment, cependant il pourrait advenir un jour en fonction de l'évolution des choses et si besoin était. La décision serait alors prise collégialement.
Hugo Qaherabear.
11:40 Publié dans Comment ça marche? / How does it work? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27.02.2007
Desperate (désespérés)?
La série américaine "Desperate Housewives" a d'abord été diffusée en 2005 en France sur le réseau de Canal+. Je n'y avais alors pas accès, n'étant pas abonné.
Les aventures de ces femmes, coincées dans une banlieue bourgeoise et dans leurs vies domestiques, a vite eu un grand succès d'audience. Je l'ai découverte lorsque M6 décida de la diffuser à son tour. Dès les premiers épisodes, l'intrigue, l'humour et la personnalité des héroïnes m'ont plu.
Nous sommes en 2006 et les premières photos de groupe faites avec Greg et les "nours de l'Oise" commencent à circuler sur le net. Elles rencontrent une petite notoriété. "La Duzmé" voyage même jusque à la rédaction de la revue US A Bear's Life magazine...
J'ai pris goût à la bonne ambiance créatrice qui avait présidé à sa réalisation et je cherchais à conserver cet esprit sur un projet nouveau en mobilisant les copains.
Les filles de Wisteria Lane m'en offrirent l'occasion. Elle aboutira à la série "Desperate Housebears" avec, comme sous titre évocateur et humoristique, le slogan "Everyone has a little hairy laundry".
Photo pensée en amont comme une variation du générique de la série et de ses affiches, elle fut néanmoins presque totalement improvisée en aval sur le terrain. J'ai profité d'une invitation générale chez Greg, à Lille, pour mettre en scène les gars présents. Nous avons poussé les meubles pour dégager un pan de mur dans le salon et essayé de prendre des postures proches de celles de Bree, Lynette, Suzanne et Gabrielle.
La particularité de cette session est, d'une part, d'avoir intégré deux nouveaux modèles (Manu et Jacky) et, d'autre part, de n'avoir pas recouru au retardateur mais à l'appui de Thierry qui était chargé de vérifier la cohérence de la pause générale et le déclenchement de l'appareil. Une vraie oeuvre collective en somme, parfaitement dans l'esprit du concept.
Desperate HouseBears (1), HQB & Terry Desperate FrenchBears, 2006
Les pommes rouges du générique se sont changées en pommes et citrons jaunes, certes, mais le principe demeure.
En fin d'année 2006, ces photos on servi à illustrer de petites affichettes destinées à la soirée de l'Election Mr Bear France 2007. L'occasion pour nous autres de faire savoir que les ours lillois n'ont absolument rien de désespérés, bien au contraire!
23:20 Publié dans Génèse des photos / Pictures genesis | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
L'effet calendrier (2)
Lors de ce fameux week-end dans l'Oise avez les amis Philippe, Christophe et Greg -voir note précédente-, je n'avais prévu de faire de clichés que sur le thème du "radeau de la Méduse" afin d'en sélectionner les meilleurs. Mais l'ambiance était particulièrement joyeuse: quatre ours dans le plus simple appareil prenant la pause et déambulant dans un garage en sous sol sous les projecteurs improvisés et les néons, n'avaient surtout pas envie de se prendre au sérieux. Le projet du "Calife à la place de Calife" est né en quelques minutes d'une idée saugrenue et de la belle collection d'armes blanches de Philippe.

Tout le monde se souvient de "l'ignoble Iznogoud", personnage de BD issu de l'imagination fertile de Goscinny et Tabary. L'unique objectif de ce vizir des Mille et une nuits était de prendre la place de son maître le Calife, volumineux potentat débordant de coussins. Nous avons donc transposé en deux tableaux, très librement inspirés de l'oeuvre originale, une vision tout à fait "bear" du personnage.
Le premier montre une charmante scène "de style" avec janissaire, serviteur dévoué et table basse...

Calife à la place de Calife, HQB Desperate FrenchBears, 2005
Le deuxième a saisi l'instant fatal de la révolte au palais. La trahison est partout, même sous une table basse!

Calife à la place du Calife (2), HQB Desperate FrenchBears, 2005
17:25 Publié dans Génèse des photos / Pictures genesis | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.02.2007
L'effet calendrier (1)
Septembre 2005, les médias commencent régulièrement à parler de la nouvelle mouture du désormais fameux calendrier des Dieux du Stade. Chaque année son contenu se montre d'ailleurs de plus en plus audacieux, preuve -s'il en fallait une- que le public visé est loin d'être exclusivement féminin.
Si les modèles sont plastiquement superbes, ils ont de moins en moins le physique traditionnel des joueurs d'antan. Effet de mode, "metrosexuellisation" des hommes peut-être, en tout cas nous sommes un certain nombre à le regretter.
A cette époque,cela fait déjà plus de trois ans que je me suis lancé dans la photo, étant à la fois mon propre metteur en scène et modèle. Avec les moyens du bord, et ce que je sais des possibilités du numérique, j'arrive à sortir des clichés qui ont un certain succès. Cet accueil positif auprès de petit monde bear me donne l'envie de poursuivre et de progresser. C'est donc tout naturellement et avec un peu plus de "bouteille" que j'en viens à imaginer la possibilité de faire des photos de groupe autour d'une thématique qui mettrait à la fois en valeur une plastique virile hors des canons du moment et un esprit de convivialité.
Il faut que je m'amuse en prenant le cliché et que mes partenaires et amis se sentent tout à fait à l'aise.
En octobre de la même année, Christophe et Philippe organisent un petit week-end dans leur maison de l'Oise aux abords de Clermont. Mon grand copain Greg est aussi de la partie. Nous nous retrouvons donc à quatre là bas. Les garçons se sont tout de suite montrés enthousiastes à l'idée que nous posions ensemble. Cette première séance organisée dans leur garage marque le début de ce qui allait devenir "l'aventure" des Desperate FrenchBears.
L'idée que nous retenons alors est de pasticher le célèbre tableau de Géricault "Le radeau de la Méduse". Cette oeuvre majeure relate un dramatique épisode de naufrage au large des côtes sénégalaises au milieu du XIXème siècle à l'origine d'un retentissant procès en France.

Géricault, le radeau de la Méduse.
Notre version devra représenter, en trois tableaux dont deux sont présentés ici, la dérive d'un hypothétique matelas pneumatique chargé de quatre ours.
Ces premiers résultats dépassèrent toutes mes espérances...
La Duzmé 1, HQB Desperate FrenchBears, 2005
Et une version nettement moins académique qu'on pourrait sous-titrer "Mais tu vas te pousser, dis!" :
22:15 Publié dans Génèse des photos / Pictures genesis | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


